HUBERT LATHAM, CONCURRENT MALCHANCEUX.
Hubert LATHAM est une figure les plus intéressantes des débuts de l'aéronautique française. Très stylé, d'une élégance très britannique, il avait le don de s'attirer les sympathies de la foule en faisant preuve de beaucoup de courage lors des démonstrations aériennes.
En Juillet 1909, près de Sangatte, à quelques kilomètres de Calais, Hubert LATHAM installe son hangar de toile dans de vieux bâtiments qui avaient servi aux premières tentatives de percées du tunnel sous la Manche et était abandonné depuis 1883.
Il avait emmené avec lui à Sangatte Léon Levavasseur, qui avait conçu l'Antoinette IV et son moteur. L'avion avait été nommé d'après le prénom de la fille de son associé il était aussi élégant et gracieux qu'elle.
Une longue attente commença en ce mois de Juillet. Le lundi 19 Juillet, le brouillard se dissipa. C'est à 6 heures 42 que Latham décollera, il n'avait parcouru qu'une douzaine de kilomètres en mer quand le moteur bafouilla.
L'hélice ralentit, s'arrêta et le grand oiseau après une chute d'environ 300 mètres, amerrit sur le ventre. L'appareil flottait grâce à des ballons d'air dont on avait garni les ailes. Quand les secours arrivent , le "chouchou" fume tranquillement sa cigarette les pieds dans l'eau . Il reviendra à Calais à bord du "Harpon" le bâteau qui l'escortait.
UNE DEUXIEME TENTATIVE.
Le 25 Juillet 1909, après le départ de Louis Blériot pour la traversée de la Manche, Hubert LATHAM se précipitera vers son avion qui refusera de démarrer. Il en pleura de désespoir quand le télégraphe lui annonça le succès de son concurrent .
Effectivement LATHAM fera une nouvelle tentative le 27 Juillet . Malgré un temps incertain , il s'envolera à 17 heures 45 vers Douvres avec un autre avion , un Antoinette VII qu'il gardait en réserve à Puteaux. Cependant il n'avait pas fait d'essais sur cet appareil qui avait tendance à virer sur la gauche .
LATHAM fait un essai dans la matinée. Son avion présente une petite avarie réparée aussitôt. En raison d'une pluie persistante, Levavasseur lui déconseille de décoller. Cependant une foule énorme est venue l'acclamer, LATHAM décide de partir. Il survole les falaises du Gris Nez, il plane au dessus de la mer direction Douvres. Or, par une malchance incroyable, à cinq cents mètres du but le moteur s'arrête une fois de plus. L'avion tombe à l'eau, il est désarticulé. L'Antoinette VII s'abîme dans les flots, pour Latham c'est un nouvel échec. Il est de nouveau vaincu , il ne pense plus à jouer les vedettes , il est anéanti malgré les ovations d'une foule anglaise massée sur les jetées du port.























